<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0">  
  <channel>                
    <title>conductus</title>    
    <link>https://textus-et-musica.edel.univ-poitiers.fr:443/textus-et-musica/index.php?id=1788</link>
    <description>Index de conductus</description>
    <language>fr</language>    
    <ttl>0</ttl>
    <item>
      <title>Un descort et une pièce latine à la Vierge : La douce acordance et Iam mundus ornatur dans les chansonniers M et T</title>  
      <link>https://textus-et-musica.edel.univ-poitiers.fr:443/textus-et-musica/index.php?id=2118</link>
      <description>Parmi les additions tardives portées dans le Chansonnier du Roi (Paris, BnF, fr. 844, M) se trouve une composition latine en l’honneur de la Vierge, Iam mundus ornatur (f. 77v-78v). La mélodie qui lui est associée est identique à celle d’une chanson en langue d’oïl, un descort hétérostrophique attribué à Adam de Givenchy, La douce acordance (f. 158v-159r). Le descort est par ailleurs présent dans le Chansonnier de Noailles (Paris, BnF, fr. 12615, T), mais avec une autre mélodie.L’article examine la tradition des deux pièces dans les sources M et T. Il s’attache à observer les processus de recomposition et d’adaptation, tant textuelle que musicale, qui s’opèrent lors du passage d’une langue à l’autre et d’une composition à l’autre. Il en ressort que le couple Iam mundus ornatur/La douce acordance forme un exemple atypique de contrafacture consistant à adapter un texte vernaculaire en latin puis à associer le couple ainsi formé à une nouvelle mélodie, mensurale et durchkomponiert, sans rapport avec la mélodie supposée originelle du descort et copiée dans T. Vraisemblablement composée d’abord pour la pièce latine, la nouvelle mélodie a été ensuite adaptée au descort qui, dans M, n’avait initialement pas été noté musicalement. Les résultats de cette étude ouvrent des pistes de recherche qui restent à explorer de manière plus approfondie. Elles concernent la place du couple Iam mundus ornatur/La douce acordance dans la compilation de M, la question de la chronologie et de l’auctorialité des pièces, le contexte de leur création et de leur transmission, en particulier leurs liens possibles avec le milieu des trouvères arrageois ; enfin, l’étude de ce couple de contrafacta invite à questionner plus avant la question des liens entre la lyrique vernaculaire et les genres latins contemporains du conduit et du motet. The late additions to the Chansonnier du Roi (Paris, BnF, fr. 844, M) include a Latin composition in honour of the Virgin, Iam mundus ornatur (f. 77v-78v). The melody associated with it is identical to that of a French chanson, a heterostrophic descort attributed to Adam de Givenci, La douce acordance (f. 158v-159r). This descort can be found in the Chansonnier de Noailles (Paris, BnF, fr. 12615, T) too, but with a different melody.The article examines the tradition of the pieces in the chansonniers M and T. It focuses on the process of recomposition and adaptation, both textual and musical, from one language to another and from one composition to another. The analyse shows that Iam mundus ornatur/La douce acordance are an atypical example of contrafactum consisting primarily of a vernacular text adapted into Latin; both texts were then associated to a new melody, mensural and durchkomponiert, unrelated to the supposedly original melody of the descort notated in T. This new melody was probably composed for the Latin piece and then adapted to the descort in M, whose text had been first copied without any melody. The results of this study open up other perspectives of research that have to be explored more in depth: the place of Iam mundus ornatur/La douce acordance in the compilation process of M, the chronology and the authorship of the pieces, the context of their creation and transmission, their possible links with the trouvères milieu of Arras. Finally, the study invites us to question further the links between the vernacular chanson and the contemporary Latin genres of the conduit and the motet. </description>
      <pubDate>lun., 07 févr. 2022 12:51:05 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 14 déc. 2022 17:08:20 +0100</lastBuildDate>      
      <guid isPermaLink="true">https://textus-et-musica.edel.univ-poitiers.fr:443/textus-et-musica/index.php?id=2118</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Carmina Burana versus Notre-Dame : à propos de la tradition manuscrite de quelques conduits</title>  
      <link>https://textus-et-musica.edel.univ-poitiers.fr:443/textus-et-musica/index.php?id=1321</link>
      <description>Cette étude porte sur sept conduits latins transmis dans plusieurs sources du xiiie siècle, parmi lesquelles le Codex Buranus (D-Mbs Clm. 4660) et le manuscrit F (I-Fl Plut. 29.1). Il s’agit d’observer de plus près ces pièces transcrites soit sous forme monodique et en neumes adiastématiques, soit sous forme monodique ou polyphonique et en notation carrée. La comparaison des mélodies permet d’identifier un certain nombre de variantes. Celles-ci suggèrent l’existence de traditions plurielles au sein du répertoire du conduit latin. Elles invitent en outre à remettre en question une opinion courante, selon laquelle les conduits copiés dans le Codex Buranus seraient des « réductions » monodiques de compositions polyphoniques transmises par les sources de Notre-Dame. À l’instar d’autres genres appartenant à la lyrique latine ou vernaculaire, le conduit est sujet à la mouvance textuelle et mélodique. Faut-il y voir le résultat d’une corruption ou d’un appauvrissement de la tradition, ou plutôt le fruit de remaniements, d’adaptations, voire de recompositions délibérées ? Il paraît nécessaire de reconsidérer la question de la tradition des conduits latins en s’appuyant sur un éventail de sources plus large, qui ne se limite pas aux manuscrits habituellement associés à Notre-Dame. This study deals with seven Latin conductus transmitted in thirteenth-century sources, among others in the Codex Buranus (D-Mbs Clm. 4660) and in the manuscript F (I-Fl Plut. 29.1). It aims to take a closer look at these pieces, which are written down either in monophonic form and adiastemic neumes, either in monophonic or polyphonic form and square notation. Melodic comparisons highlight some variants, suggesting a plurality of traditions within the repertoire of the conductus and questioning the common idea that the pieces copied in the Codex Buranus are monophonic &quot;reductions&quot; of polyphonic compositions transmitted by the sources of Notre Dame. Like other genres of the Latin or vernacular poetry, conductus are subject to textual and melodic mouvance. Is it due to a corrupted or impoverished tradition? Or is it the result of a conscious reworking, adapting, or even recomposing process? In light of this study, it seems necessary to reconsider the tradition of the Latin conductus, confronting the manuscripts usually associated with Notre Dame to a wider range of other sources. </description>
      <pubDate>lun., 21 déc. 2020 16:13:32 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 12 sept. 2022 13:54:09 +0200</lastBuildDate>      
      <guid isPermaLink="true">https://textus-et-musica.edel.univ-poitiers.fr:443/textus-et-musica/index.php?id=1321</guid>
    </item>  </channel>
</rss>