<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0">  
  <channel>                
    <title>performance</title>    
    <link>https://textus-et-musica.edel.univ-poitiers.fr:443/textus-et-musica/index.php?id=1676</link>
    <description>Index de performance</description>
    <language>fr</language>    
    <ttl>0</ttl>
    <item>
      <title>De la philologie comme forme d’exécution des œuvres médiévales. Le bruit des innovations et les variantes des interprètes</title>  
      <link>https://textus-et-musica.edel.univ-poitiers.fr:443/textus-et-musica/index.php?id=131</link>
      <description>La varia lectio des œuvres médiévales n’est pas seulement la trace directe d’une série de modifications que le texte manuscrit a subies pour des raisons plus ou moins objectives, elle est aussi le témoignage d’autres parcours que l’auctoritas emprunte. Reconnaître dans les multitudes de variantes qui enrichissent parfois comme autant d’interprétations, d’exécutions le texte premier de simples erreurs à corriger, des écarts à réduire, des anachronismes à bannir, des lectiones faciliores dont la banalisation mérite d’être reconstituée et amendée, est une action philologique qui ne devrait pas être séparée de l’acte herméneutique qu’elle implique. La quête nécessaire de la leçon originale et plus encore de la lectio difficilior, qui exalte le travail du philologue, capable ainsi d’identifier le travail d’anastylose des copistes d’antan, a fait parfois perdre de vue tout ce que la lectio facilior nous révèle sur le parcours et la réception d’une œuvre, d’un mot, d’une expression. C’est cette richesse que l’erreur peut révéler à l’herméneute que cherche à explorer la présente réflexion. À l’instar de Victor Hugo, faisant l’éloge des grands savants, le philologue pourrait ainsi s’écrier : « Ô erreurs sacrées, mères lentes, aveugles et saintes de la vérité ». The varia lectio of medieval literary works is not only the direct trace of a sequence of modifications that the manuscript has undergone for more or less objective reasons, it bears also witness to the different paths that the auctoritas can follow. To identify among the multitude of variants that sometimes enrich the original text – originating from its different interpretations or executions – the mere errors to be corrected, the gaps to be reduced, the anachronisms to be banished, the lectiones faciliores whose trivialization deserves to be recognized and amended: all this is a philological task that should not be separated from the hermeneutical act that it implies. The necessary quest for the original lesson and even more for the lectio difficilior, which exalts the work of the philologist, thus able to identify the work of anastylosis of yesteryear’s copyists, has sometimes lost sight of all that lectio facilior reveals us about the circulation and the reception of a text, a word, an expression. The present reflection seeks to explore the richness that errors can reveal to the hermeneut. Like Victor Hugo praising great scholars, the philologist could also exclaim: « Ô erreurs erreurs sacrées, mères lentes, aveugles et saintes de la vérité » (‘O sacred errors, slow, blind and blessed mothers of the truth…’). </description>
      <pubDate>ven., 07 févr. 2020 10:46:27 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 14 déc. 2022 17:14:09 +0100</lastBuildDate>      
      <guid isPermaLink="true">https://textus-et-musica.edel.univ-poitiers.fr:443/textus-et-musica/index.php?id=131</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Grégorien sans faute ? Problématique d’une restauration</title>  
      <link>https://textus-et-musica.edel.univ-poitiers.fr:443/textus-et-musica/index.php?id=793</link>
      <description>Il paraît naturel de rechercher la forme authentique du chant grégorien, tant on pense qu’il s’est corrompu au fil des siècles. Mais restaurer les mélodies de ce corpus peut-il se réduire à en retrouver la forme originelle exempte de toute erreur ? Que pouvons-nous savoir en effet de mélodies qui n’ont été écrites qu’après plusieurs siècles de pratique ? Comment déceler la version originale quand on sait qu’il n’y a pas eu « composition » au sens moderne ? Un ensemble de pratiques vocales traditionnelles constitue le berceau du grégorien et le retour à ces pratiques vocales pourrait bien être la clef qui permette de retrouver ce chant dans toute sa pureté et sa force premières. It seems natural to us to search for the authentic form of Gregorian chant, as it is thought to have become corrupted over the centuries. But can restoring the melodies of this corpus be reduced to finding its original form free of all error? Indeed, what can we know about melodies that have been written only after several centuries of practice? How can we detect the original version when we know that there was no &quot;composition&quot; in the modern sense? A set of traditional vocal practices constitutes the cradle of Gregorian chant, and a return to these vocal practices may well be the key to rediscovering this chant in all its original purity and strength.  </description>
      <pubDate>mar., 15 déc. 2020 10:55:42 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 30 août 2021 17:28:46 +0200</lastBuildDate>      
      <guid isPermaLink="true">https://textus-et-musica.edel.univ-poitiers.fr:443/textus-et-musica/index.php?id=793</guid>
    </item>  </channel>
</rss>